Mon nom

Publié le 1 Août 2016

Mon nom

Do Ré Mi Fa sol la si do

Une petite cantate DO MI RE DO, une gamme qui sonne au son d’un Mi aigu suivi d’un ré grave. Deux notes qui annoncent la composition de toute la gamme de ma vie. Elles prennent leur envol sur le sol de mon nom, d’une fertilité que les Franc-Comtois d’où s’origine ma famille désignent par CHOL.

Deux notes, MI RE une sonnette qui annonce la venue d’un visiteur attendu et impromptu

Mi : grandeur et misère du monde modelant nos émotions les plus profondes dans nos cœurs sensibles. Doigts qui courent sur le clavier d’un piano, égrenant les touches qui sonnent au plus intime de l’être

Re : rayonnement chaleureux de Râ dieu soleil de l’Egypte ancienne. Rayon qui s’infiltre dans les couches épaisses et enveloppantes de nos chairs. Odeurs envoutantes et voluptueuses, parfums d‘été sous les tonnelles des pays méditerranéens pendant que le pastis et le thé brûlant et odorant coulent à flot.

LLes : deux ailes pour s’envoler au firmament, porté dans des bras puissant des flots d’une vie en expansion.

Mi RE LLe : une accolade, une mélodie douce qui résonne dans le creux de la nuit la plus profonde et des journées qui s’enfilent et s’enchainent les unes dans les autres par la jointure des miches rondes des femmes. Qui me conduisent vers mon nom, ma lignée, mon héritage, ma pesanteur, la transcendance de ma destinée, grâce au sublime éclat du primat d’un I victorieux et altier, tentant l’impossible exploit de sa verticalité soutenue en son horizon entre un M qui se dit aime et un R qui est l’air que nous respirons. L’ordre des lettres s’affole, qui est premier, deuxième, ou troisième, la gamme s’emmêle, crée à l’infini une épopée symphonique. Le prénom en vient à jouer la naissance des œuvres de l’esprit.

CHOLE : la terre où les choux poussent. Mon étymologie, ma signification, la fertilité d’une des branches de l’arbre familiale s’éteint, inexorablement. Laissant place à une indéfectible sublimation, un art de guérison en remplacement de l’art médical officiel. Insignifiance du légume, et richesse de la métaphore, le réel n’épuisant pas l’imaginaire et l’allégorie souterraine de ma lignée.

Y : La transformation entre l’Est et l’Ouest d’un T qui distingue les origines du nom entre l’EST et l’OUEST. Chercher dans l’alphabet hébraïque, entre l’alpha et l’oméga, Yud Yesh, un premier jet d’un I planté dans une terre qui s’élève par 2 branches vers le ciel, accueillant en leurs bras un espace nourricier ouvert sur trois dimensions de l’Etre. Conduisant à la perfection du 7, qui n’est pas de ce monde.

4 fois deux ailes, l’élan pointu d’un I unique ancré dans une solidité d’un R coltiné avec la profondeur terrienne d’un Y flirtant avec deux EI qui disent AIE AIE comme pour dire le paradoxe de tout youpi, et de l’émerveillement du O qui se prolonge de l’enfance jusqu’à la vieillesse des temps.

Ecrit : M, initiant le 8 de la réalisation, début d’une enveloppe en accroche avec le ciel, venant en miroir au Y, terme d’un nom qui équilibre les forces célestes et terrestres.

Rédigé par Mireille Cholley

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